Début des conférences : 18h00

  • Jeudi 13 octobre 2016       

             "LES COULISSES DE L’OPEN MUSEUM ZEP"

                                                                                           par

                   RÉGIS COTENTIN

                 

 CHARGÉ DE LA PROGRAMMATION CONTEMPORAINE  AU PALAIS DES BEAUX-ARTS.  

                                   Auditorium du palais des Beaux-Arts 

  SYNOPSIS                       

Les coulisses de l’Open Museum ZEP : inviter une personnalité à porter un regard sur la collection du Palais des Beaux-Arts soulève de nombreuses interrogations quant à la perception des Musées et des Beaux-Arts en général par le grand public ; le concept même de l’OPEN MUSEUM prend en compte le hiatus entre le patrimoine et son public potentiel et tente d’y répondre de façon généreuse : comment ?

 


  •  Jeudi 3 novembre 2016 


"COMMENT MESURER LA RICHESSE ?"

    FLORENCE JANY- CATRICE

Professeure de Sciences Économiques - Lille I. 

Vice-présidente de l’Association Française  d’Économie Politique.

 Directrice de la Revue  Française de Socio-Economie.

Auditorium du palais des Beaux-Arts 

 SYNOPSIS

Nos représentations collectives de la richesse et du progrès sont dominées par quelques indicateurs, parmi lesquels figurent en bonne place le produit intérieur brut (PIB) et la « croissance ». Lorsqu’ils sont mobilisés comme perspectives des « finalités » ces indicateurs-clefs sont discutables, ce qu’a d’ailleurs rappelé la commission Stiglitz-Sen en remettant un rapport au Président de la République en 2009. Cette conférence propose une discussion sur les enjeux sociaux et écologiques contemporains sous le prisme de la mesure : puisque le PIB et la croissance ont montré leurs limites, que mesurer ? Comment le faire ? On le fera à partir d’une présentation d’initiatives qui se développent un peu partout dans le monde et dans certains territoires français.  

 BIBLIOGRAPHIE

  • JEAN GADREY et FLORENCE JANY-CATRICE, Les nouveaux indicateurs de la richesse. La Découverte, Collection Repères (4° édition).
  • FLORENCE JANY-CATRICE et DOMINIQUE MÉDA : Faut-il attendre la croissance ? La Documentation Française.
  • FLORENCE JANY-CATRICE, La performance totale, nouvel esprit du capitalisme ? Éditions Septentrion.
  • FLORENCE JANY-CATRICE, FX DEVETTER et T. RIBAULT, Les services à la personne. La Découverte, Collection Repères

  •   Jeudi 24 novembre 2016 


"SHAKESPEARE EN « FRANCE »
"

MONIQUE DUBAR 

Professeur honoraire de Littératures  comparées Université de Lille

Auditorium du Palais des Beaux-Arts 

 SYNOPSIS

Anniversaire oblige, 2016 aura été une année Shakespeare, riche en commémorations, productions, parutions, études et.... conférences... 400 ans après sa mort, c’est peu dire que le prestige de ce génie, qui garde ses mystères, demeure immense, tout comme l’intérêt que suscite son œuvre, unique autant qu’universelle, et …contemporaine. La France n’est pas en reste et Shakespeare « en France », autrement dit l’évolution de la réception de l’œuvre, au gré des traductions, des réactions de la critique, des attentes du public, des représentations, des interprétations et mises en scène révèle toute une histoire contrastée, qui peut également servir d’indicateur précieux de l’histoire du théâtre… français.  

BIBLIOGRAPHIE
  • MICHEL GRIVELET, MARIE-MADELEINE MARTINET, DOMINIQUE GOY-BLANQUET, Shakespeare de A à Z ou presque, Aubier 1988.
  • FRANÇOIS LAROQUE, Dictionnaire amoureux de Shakespeare, Plon, 2016.
  • JAN KOTT, Shakespeare notre contemporain (nombreuses rééditions depuis 1962 dont Payot (Petite Bibliothèque, n°593) 2006.

  •  Jeudi 6 décembre 2016 


"LE CINÉMA EST-IL UN ART POPULAIRE ? 

 l’a-t-il jamais été ? l’est-il encore ?"

JACQUES GERBER

       Historien du Cinéma et Commissaire  d’expositions 

    Auditorium du Palais des Beaux-Arts

 SYNOPSIS

Il y a un peu plus de 120 ans avait lieu dans le Salon Indien du Grand Café à Paris, la première projection publique payante du Cinématographe. Pour y assister, le spectateur devait débourser un franc, quand une place de spectacle ne coûtait alors que 25 centimes. C’était cher, très cher, et mal parti pour faire de cet « art » nouveau un « art populaire ». Seuls les « bourgeois » pouvaient s’offrir ce luxe. Très vite, cependant, les prix baissèrent considérablement et le cinéma pût se développer en devenant « populaire », c’est-à-dire s’adresser à toutes les composantes sociologiques de lapopulation. Nous verrons comment il y parvint très bien et comment, à une époque, devenu tellement « populaire », il finit par lasser la bourgeoisie et ses enfants. Il fallut alors, petit et grand commerces obligent, les reconquérir. Où en sommes-nous aujourd’hui ? A quel(s) public(s) s’adresse le cinéma et que propose-t-il ? Voici quelques unes des questions que nous aborderons en nous appuyant, autant que faire se peut, sur des extraits de films. Des films « objets d’art », des films populaires, des « nanars », des chefs-d’œuvre. 

 

 BIBLIOGRAPHIE 

  • JACQUES GERBER, Carnets de résidences/ Petits travaux des villes, Petits travaux des champs, Ecusette de Noireuil, 2013.
  • JACQUES GERBER, L’Amour en ses mots, l’Amour en ses cris, Ecusette de Noireuil, 2015.
  • JACQUES GERBER, Cinéma (histoires), Ecusette de Noireuil, 2016.
  • JACQUES GERBER, La nuit vient, noir pirate aux cieux d’or débarquant, Ecusette de Noireuil, 2015.

    


  • Jeudi 12 janvier 2017


"L’ALLIANCE DU SABRE ET DU GOUPILLON"

AU TEMPS DE L’AFFAIRE DREYFUS

 

XAVIER BONIFACE

Professeur d’histoire contemporaine, Université de Picardie Jules Verne.

   Auditorium du Palais des Beaux-Arts 

 SYNOPSIS

« L’alliance du sabre et du goupillon » : la formule a rencontré un grand écho au temps de l’affaire Dreyfus et de ses prolongements, puis au moment des tensions entre catholiques et anticléricaux à la Belle Époque. Portée par leurs adversaires, l’accusation suggère l’existence d’une collusion entre l’armée et l’Église, dirigée contre la République et ses valeurs. Ce volet méconnu de la crise politico-religieuse de la France au tournant du xxe siècle est pourtant à prendre en compte pour comprendre les enjeux des laïcisations. Mais derrière cette image-choc, qu’en est-il exactement des relations entre l’Église, l’armée et la République sur le long temps d’une affaire Dreyfus qui ne s’achève qu’avec la réhabilitation du capitaine en 1906 ? Entre-temps, l’affaire des fiches et l’emploi de l’armée dans l’expulsion des congrégations puis des inventaires, notamment en Bretagne, avaient entretenu la polémique. 

 

 BIBlIOGRAPHIE 

  • XAVIER BONIFACE, L’aumônerie militaire française (1914-1962), Le Cerf, 2001
  • XAVIER BONIFACE, L’armée, l’Église et la République 1879-1914, Nouveau Monde éditions, 2012.
  • XAVIER BONIFACE, Histoire religieuse de la Grande Guerre, Fayard, 2014

 

 


  • Jeudi 26 janvier 2017 

 


"LES DESSOUS GÉOLOGIQUES DES HAUTS DE FRANCE 

 

FRANCIS MEILLIEZ

 

GÉOLOGUE, PROFESSEUR DES UNIVERSITÉS ÉMÉRITE, PRÉSIDENT DE LA SOCIÉTÉ GÉOLOGIQUE DU NORD ANCIEN VICE PRÉSIDENT DE L’UNIVERSITÉ LILLE 1

 

                        Auditorium du musée des Beaux-Arts

 

 SYNOPSIS

 

Le territoire régional administratif n’est, pas plus que ses deux composantes antérieures, une région naturelle. Durant la période historique, de nombreuses ethnies l’ont vécu comme un territoire de passage, entre le nord et le sud, entre les Îles Britanniques et le continent. Plus avant, les humains du Paléolithique n’ont pas même eu tous conscience de la future insularité britannique, le détroit ne laissant alors s’écouler que le fleuve Manche. Et si l’on remonte encore davantage le temps géologique, on doit bien se rendre compte que la marqueterie des paysages actuels doit beaucoup aux collisions entre trois continents, apparemment cicatrisées depuis 300 millions d’années seulement, et donc encore vivaces.

 

 


 

  • Jeudi 09 février 2017 


"EUGÈNE LEROY,

    par la couleur chatouiller « la lumière »"

 

             « Je crois que je n’ai pas voulu faire une belle toile, j’ai simplement voulu faire de la peinture ».

 

YANNICK COURBÈS 

Conservateur adjoint du Musée des Beaux-Arts de Tourcoing (MUba) en charge de la Donation Eugène Leroy, des collections et des expositions

Auditorium du Palais des Beaux-Arts 

 SYNOPSIS

Le travail d’Eugène Leroy (Tourcoing 1910 – Wasquehal 2000) tente d’échapper à la forme, et pourtant c’est par elle et avec elle qu’il tente d’approcher ce qu’il nomme la lumière. Par les figures, les paysages, les fenêtres, les têtes, les espaces ouverts et les lieux clos, chacune des évocations inscrites dans son oeuvre impose et s’impose. Fascinantes et repoussantes à la fois, elles surgissent lentement, instaurant avec le spectateur une intimité physique et convoquant son émotion. Dégagé des mouvements artistiques mais grand regardeur de la lumière de Rembrandt et de Giorgione, de la peinture « claire » de Cézanne et de la couleur architecturale de Poussin et Mondrian, l’artiste a bâti une oeuvre singulière, septentrionale s’il en est, qui sans cesse veut « retrouver, ressaisir, faire connaître cette réalité loin de laquelle nous vivons, dont nous nous écartons de plus en plus ». 

 

BIBLIOGRAPHIE

  • GEORG BASELITZ - EUGÈNE LEROY. Le récit et la condensation. Textes de MASON (R M), ALLEMAND  (E-D) et COURBES (Y). Somogy/MUba Eugène Leroy Tourcoing, 2013.
  • Eugène Leroy. Exposition du Centenaire. Textes de HOET (J), ZACHAROPOULOS (D), COURBES (Y), MARCADE (B) Préfaces DELANNOY, (MF), ALLEMAND (ED). MUba Eugène Leroy,Tourcoing, Hazan, Paris, 2010

  


 

  •  Jeudi 23 février 2017 


"L’ART DE L’IMPROVISATION

CONCERT-CAUSERIE"

               

Jean-FRANCOIS ZYGEL 

Nul besoin de présenter ce géant de la musique, du piano, de l’improvisation, de l’imagination créatrice, de la scène et... de la télévision !!

Demandez le programme !

Salle Alain Colas 

 

 En partenariat avec Les Concerts de Poche 

Avec le soutien de Mécénat Musical Société Générale, la Fondation Daniel et Nina Carasso, la Fondation SNCF, la SPEDIDAM, la Fondation MACIF, la Fondation PSA Peugeot-Citroën, la Fondation Crédit Agricole Nord, la Fondation Crédit Agricole, le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le ministère de la Ville de la Jeunesse et des Sports et Total dans le cadre du FEJ (Fonds d’Expérimentation pour la Jeunesse), la Métropole Européenne de Lille.

  


  • Jeudi 9 mars 2017

 
         LUMIÈRE ET COULEURS,

     L’ART DE L’ÉMAIL AU MOYEN ÂGE

          

             CHRISTINE DESCATOIRE 

                    Conservatrice en chef du patrimoine au musée de Cluny,                responsable des collections d’orfèvrerie et d’émaillerie

              Auditorium du Palais des Beaux-Arts 

 SYNOPSIS

L’émail a connu un immense succès au Moyen Âge. Il est, avec le vitrail, l’art qui allie le mieux la matière et la lumière. Comme les pierres précieuses, il confère aux objets éclat et couleurs. Opaques ou translucides, les émaux se prêtent bien à l’ornementation des objets d’orfèvrerie, tant sacrés que profanes, et occupent une place importante dans la culture matérielle médiévale, principalement celle des élites. De nombreuses techniques d’émaillage ont été inventées, reprises ou développées à l’époque médiévale. Émaux cloisonnés, champlevés, sur basse-taille ou sur ronde bosse, émaux peints ont tour à tour enrichi les pièces d’orfèvrerie. Si la fabrication d’émaux concerne toute l’Europe médiévale, certains centres et régions se distinguent par la qualité et le rayonnement de leur production, notamment l’aire rhéno-mosane, Paris, Sienne et la Toscane, et surtout Limoges.

 

IBLIOGRAPHIE

  • MARIE-MADELEINE GAUTHIER, Émaux du Moyen Âge occidental, Fribourg, 1972.
  • BARBARA DRAKE BOEHM et ÉLISABETH TABURET-DALAHAYE (dir.), L’OEuvre de
  • Limoges. Émaux champlevés du Moyen Âge, catalogue d’exposition, Paris-New York, 1995.
  • ISABELLE BIRON (dir.), Émaux sur métal du IXe au XIXe siècle. Histoire, technique et matériaux, Dijon, 2015.

 

 


 

  • Jeudi 30 mars 2017

 
 RÉSISTER DANS LA « ZONE RATTACHÉE » PENDANT L’OCCUPATION (1940-1944)

            

             ROBERT VANDENBUSSCHE

                    Professeur émérite d’histoire contemporaine, Université Lille 3, spécialiste de la France au XXe siècle. Chercheur associé à l’IRHIS.

              Auditorium du Palais des Beaux-Arts 

 SYNOPSIS

Rattachée au commandement militaire allemand installé à Bruxelles, la région du Nord-Pas-de-Calais se sent longtemps isolée, voire abandonnée par Vichy car l’administration allemande impose un contrôle pesant sur toutes les activités. Puisque le Royaume Uni continue le combat, la population ne pose pas, sur l’armistice, le même regard que celui de la France non occupée et espère, comme en 1918, une libération que l’armée britannique pourrait réussir. Car la mémoire de la première guerre mondiale demeure très vive et fait persister une profonde germanophobie tout en alimentant une anglophilie toujours vivace. C’est sur ce terreau que naît une résistance composite, humanitaire, morale, politique, sociale, militaire également, qui subit les coups répétés des services allemands. Dans une région stratégique, carrefour d’échanges, même clandestins, la vigilance de l’occupant est telle que réseaux et mouvements résistants sont, avant l’été 44, sévèrement traqués au point de ne pouvoir peser sur les modalités de la Libération qu’ils avaient imaginée.

 

BIBLIOGRAPHIE

  • R. VANDENBUSSCHE, La Résistance dans le Nord Pas de Calais, De Borée, 2012.
  • R. VANDENBUSSCHE, Les grands événements du département du Nord, 1900-2013, De Borée, 2014.
  • R. VANDENBUSSCHE, Les grands événements du Pas de Calais, 1900-2015,De Borée, 2016