• Jeudi 9 mars 2017

 
         LUMIÈRE ET COULEURS,

     L’ART DE L’ÉMAIL AU MOYEN ÂGE

          

             CHRISTINE DESCATOIRE 

                    Conservatrice en chef du patrimoine au musée de Cluny,                responsable des collections d’orfèvrerie et d’émaillerie

              Auditorium du Palais des Beaux-Arts 

 SYNOPSIS

L’émail a connu un immense succès au Moyen Âge. Il est, avec le vitrail, l’art qui allie le mieux la matière et la lumière. Comme les pierres précieuses, il confère aux objets éclat et couleurs. Opaques ou translucides, les émaux se prêtent bien à l’ornementation des objets d’orfèvrerie, tant sacrés que profanes, et occupent une place importante dans la culture matérielle médiévale, principalement celle des élites. De nombreuses techniques d’émaillage ont été inventées, reprises ou développées à l’époque médiévale. Émaux cloisonnés, champlevés, sur basse-taille ou sur ronde bosse, émaux peints ont tour à tour enrichi les pièces d’orfèvrerie. Si la fabrication d’émaux concerne toute l’Europe médiévale, certains centres et régions se distinguent par la qualité et le rayonnement de leur production, notamment l’aire rhéno-mosane, Paris, Sienne et la Toscane, et surtout Limoges.

 

IBLIOGRAPHIE

  • MARIE-MADELEINE GAUTHIER, Émaux du Moyen Âge occidental, Fribourg, 1972.
  • BARBARA DRAKE BOEHM et ÉLISABETH TABURET-DALAHAYE (dir.), L’OEuvre de
  • Limoges. Émaux champlevés du Moyen Âge, catalogue d’exposition, Paris-New York, 1995.
  • ISABELLE BIRON (dir.), Émaux sur métal du IXe au XIXe siècle. Histoire, technique et matériaux, Dijon, 2015.

 

 


 

  • Jeudi 30 mars 2017

 
 RÉSISTER DANS LA « ZONE RATTACHÉE » PENDANT L’OCCUPATION (1940-1944)

            

             ROBERT VANDENBUSSCHE

                    Professeur émérite d’histoire contemporaine, Université Lille 3, spécialiste de la France au XXe siècle. Chercheur associé à l’IRHIS.

              Auditorium du Palais des Beaux-Arts 

 SYNOPSIS

Rattachée au commandement militaire allemand installé à Bruxelles, la région du Nord-Pas-de-Calais se sent longtemps isolée, voire abandonnée par Vichy car l’administration allemande impose un contrôle pesant sur toutes les activités. Puisque le Royaume Uni continue le combat, la population ne pose pas, sur l’armistice, le même regard que celui de la France non occupée et espère, comme en 1918, une libération que l’armée britannique pourrait réussir. Car la mémoire de la première guerre mondiale demeure très vive et fait persister une profonde germanophobie tout en alimentant une anglophilie toujours vivace. C’est sur ce terreau que naît une résistance composite, humanitaire, morale, politique, sociale, militaire également, qui subit les coups répétés des services allemands. Dans une région stratégique, carrefour d’échanges, même clandestins, la vigilance de l’occupant est telle que réseaux et mouvements résistants sont, avant l’été 44, sévèrement traqués au point de ne pouvoir peser sur les modalités de la Libération qu’ils avaient imaginée.

 

BIBLIOGRAPHIE

  • R. VANDENBUSSCHE, La Résistance dans le Nord Pas de Calais, De Borée, 2012.
  • R. VANDENBUSSCHE, Les grands événements du département du Nord, 1900-2013, De Borée, 2014.
  • R. VANDENBUSSCHE, Les grands événements du Pas de Calais, 1900-2015,De Borée, 2016