• Jeudi 12 janvier 2017


"L’ALLIANCE DU SABRE ET DU GOUPILLON"

AU TEMPS DE L’AFFAIRE DREYFUS

 

XAVIER BONIFACE

Professeur d’histoire contemporaine, Université de Picardie Jules Verne.

   Auditorium du Palais des Beaux-Arts 

 SYNOPSIS

« L’alliance du sabre et du goupillon » : la formule a rencontré un grand écho au temps de l’affaire Dreyfus et de ses prolongements, puis au moment des tensions entre catholiques et anticléricaux à la Belle Époque. Portée par leurs adversaires, l’accusation suggère l’existence d’une collusion entre l’armée et l’Église, dirigée contre la République et ses valeurs. Ce volet méconnu de la crise politico-religieuse de la France au tournant du xxe siècle est pourtant à prendre en compte pour comprendre les enjeux des laïcisations. Mais derrière cette image-choc, qu’en est-il exactement des relations entre l’Église, l’armée et la République sur le long temps d’une affaire Dreyfus qui ne s’achève qu’avec la réhabilitation du capitaine en 1906 ? Entre-temps, l’affaire des fiches et l’emploi de l’armée dans l’expulsion des congrégations puis des inventaires, notamment en Bretagne, avaient entretenu la polémique. 

 

 BIBlIOGRAPHIE 

  • XAVIER BONIFACE, L’aumônerie militaire française (1914-1962), Le Cerf, 2001
  • XAVIER BONIFACE, L’armée, l’Église et la République 1879-1914, Nouveau Monde éditions, 2012.
  • XAVIER BONIFACE, Histoire religieuse de la Grande Guerre, Fayard, 2014

 

 


  •    Jeudi 26 janvier 2017 


"LES DESSOUS GÉOLOGIQUES DES HAUTS DE FRANCE 

FRANCIS MEILLIEZ

Géologue, Professeur des Universités émérite, Président de la Société Géologique du Nord Ancien Vice Président de l’Université Lille 1

                        Auditorium du musée des Beaux-Arts

 SYNOPSIS

Le territoire régional administratif n’est, pas plus que ses deux composantes antérieures, une région naturelle. Durant la période historique, de nombreuses ethnies l’ont vécu comme un territoire de passage, entre le nord et le sud, entre les Îles Britanniques et le continent. Plus avant, les humains du Paléolithique n’ont pas même eu tous conscience de la future insularité britannique, le détroit ne laissant alors s’écouler que le fleuve Manche. Et si l’on remonte encore davantage le temps géologique, on doit bien se rendre compte que la marqueterie des paysages actuels doit beaucoup aux collisions entre trois continents, apparemment cicatrisées depuis 300 millions d’années seulement, et donc encore vivaces.