Éditorial

de Bernard Delforce
Président de l’université populaire de Lille

Avec ce programme intitulé «Vision(s) d’Avenir», l’Université populaire a fait le choix d’une thématique dominante pour sa saison 2017-2018. La quête désespérée de synonymes, si possible originaux, pour traduire l’expression «un peu de tout» nous aura ainsi été épargnée. Dominante, cette thématique ne sera cependant pas exclusive en vue de maintenir une variété de sujets et ne pas risquer de lasser. La saison 2017-2018 fait ainsi, à nouveau, la part belle, vous le verrez, à l’histoire, à la musique, grâce à notre partenariat renouvelé avec l’Orchestre National de Lille, et aux arts: près d’une dizaine de conférences leur seront consacrées.

Pour construire ces « Vision(s) d’Avenir », nous n’avons fait appel ni à Madame Soleil, ni à Nostradamus. Ni prédictions, donc, ni prophéties, pas même de prévisions: juste le projet d’ouvrir des perspectives sur des avenirs possibles en partant des évolutions de toutes natures qui affectent, aujourd’hui, nos sociétés.

Cultiver, encore et toujours, l’esprit d’examen, ce sera, au fil des conférences, renoncer à la critique systématique – il faut s’attendre au pire — qui ne voit que les menaces qui s’annoncent, autant qu’à l’optimisme béat – ça finira bien par s’arranger – seulement sensible aux opportunités qui s’ouvrent ; dénoncer le fatalisme – hélas, on n’y peut rien – qui consent à l’impuissance, comme le simplisme des « y’a qu’à, faut qu’on » qui fait de la complexité des sociétés modernes.